Matoub Lounes, « demeure un exemple de la résistance par son combat pour la démocratie et la cause identitaire».

Cela fait 22 ans (25 juin 1998-25 juin 2020) que le chanteur kabyle Matoub Lounès assassiné par les forces du mal à Thala Bounane, sur la route de Beni Douala, wilaya de Tizi-Ouzou.

Le Rebelle est toujours présent dans les mémoires. Il est, depuis, le symbole d’un combat, d’une lutte et d’un engagement cesser sans faille pour l’amazighité, les libertés et la démocratie.

Le symbole d’un engagement pluriel. De la cause identitaire qu’il a portée très haut à travers ses chansons, le chanteur Matoub Lounes, n’est pas seulement un poète et un chanteur, il est le symbole d’un combat mené, sans relâche, pour l’identité et la culture Amazighes.

Plus de deux décennies après sa disparition, une génération s'est grandie, il y a ceux qui sont nés quelques jours, quelques semaines ou un peu plus tard après l’assassinat de Matoub. Mais ils ont admiré ses textes, ses chansons, sa voix, son courage et sa résistance, Matoub considère une référence éternelle pour la génération montante.

Hayet Lezzam, étudiante en langue et culture Amazigh, à l'université Mouloud Mammeri, considère le chanteur, Matoub lounes est un homme libre, il est parmi les pilier de la culture kabyle. Relève cette jeune étudiante originaire de la commune D'Ait Aissa Mimoun, je reconnais en Lounès un viscéral pour sa langue et sa culture ancestrale. D'ailleurs, Le rebelle a donné une grande importance pour la langue Amazigh, il a chanté des chansons propres sur des divers sujets, sur la fraternité, la société, ainsi que sur l'amour, l'identité.

Parmi les chansons que j'aime beaucoup, lettre ouverte. « Tabrat i lḥekam », ur tt-gala ur ḥennet deg anda ak ur t -tḥaqeḍ ara. Ur tt-amen ssaba ar t-arwet imir adred lɣella ».

Nezga nesutur « Nezga nesutur di zman ur n-uyis kfan ussan n zhu d tfentazit ».

Arrac n tmanyin:"acimi akka ay nessusem 'acimi akka ay neggugem d acu ay d sseba n waya ».

Le combat du Rebelle est ainsi un repère de la luttes pour les causes justes, sa vie et son itinéraire dans la chanson étaient un véritable combat contre l’injustice et pour la démocratie. Il a aussi milité pour la cause identitaire. C’est un militant exemplaire je suis vraiment fier d’écouter ses chansons.

La mort de l’auteur de la célèbre Aghuru, le 25 juin 1998 à Tala Bounane, sur la route de Beni Douala, à Tizi Ouzou, Le rebelle, reste gravé dans la mémoire des jeunes Il mérite tous les hommages. En 1998, j'étais pas venue encore en monde, j'étais née un an après de son assassinat.

Pour Menad Chaib, jeune diplôme en tourisme à l'université Mouloud Mammeri, l’assassinat de Matoub Lounes Le 25 Juin 1998, c’était une Journée endeuillée un jour noir qui mérite d'être réservé dans la mémoire, Je me rappelle à  cet époque j’étais très petit et j'avais huit ans, néamoins, mon âge n'a pas pu m'empêcher pour écouter ses mélodies, et ses belles chansons qui Sont pleines pe vérité absolue.

L'assassinat du rebelle, a suscité une tristesse profonde, et une déception chez les kabyles et ceux qui ont une pensée particulière à ce grand héros, franchement cette mort prématurée a bercé la kabylie. car, elle a perdue l'un de ses piliers non seulement de La chanson kabyle engagée, Mais Aussi l’un des valeureux homme qui ont défendu la Cause identitaire, vraiment je n’ai pas les mots pour décrire cette personnalité et je n’ai pas les expressions qu’il faut pour exprimer ce que je ressens, on s’est souvent inspiré de son combat pour toutes les luttes. On a appris à se battre pour nos droits grâce aux chansons de cet artiste.

Notre interlocuteur nous a dit, que Matoub est une bougie éteinte c’est bien dommage ! Mais ses idées, Paroles, expressions, restent pour toujours. en effet, au jour d'aujourd'hui le rebelle occupe une place particulière dans nos esprits et même notre quotidien Car, Il est Plus qu'un Chanteur, C'est une école au Regard de tous Les Kabyles.

Nous confie-t-elle. Rachida, jeune diplômé en sciences de l’information et de la communication, nous dit avoir eu une grande admiration à Lounès quand il avait à peine 6 ans.

«Matoub vit toujours dans nos cœurs»

«Même très jeune, j’avais une grande admiration pour cet artiste légendaire. En juin 1998, après l’assassinat de Matoub, c’était la première fois que j’entendais les gens parler des émeutes.

Même très jeune, j’ai quand même compris qu’il s’agissait de la réaction à l’assassinat du Rebelle, cet homme de tous les combats», affirme-t-elle avant d’ajouter : «J’aurais aimé connaître et voir le rebelle, le combattant, qui est un martyre pour la cause berbère amazighe et de la liberté ».

Matoub lounes était un militant de la cause identitaire amazigh, il a apporté sa contribution dans la revendication et la popularisation de la culture amazigh, et du combat pour la démocratie, ainsi que pour la laïcité en Algérie.

Mohand Abdelhamid, nous dira, le rebelle est reconnu comme la plus grande figure de la chanson kabyle sur tout le territoire amazigh. Il demeure un symbole de toute la Kabylie, pour moi les chansons de matoub lounes sont immorteles, un patrimoin pour nous et pour la génération qui vienne.

Menad Hamel, jeune diplômé en journalisme Audiovisuel, considère le rebelle Matoub lounes un grand artiste la plupart de ses chanson et de ces textes parlent sur l'actualité de la vie et de sont identité. d'ailleurs, sa poèsie a pu touché tout les catégories et les tranches de la société.

Pour lui le rebelle est une école de vie. malheureusement, sa mort est une grand perte pour la Kabylie mais il ne sera jamais mort dans nos coeurs, il restera à jamais le chanteur et le combatan de tout les temps comme on dit " Yella yiwen yemouth yedar et yella yedar yemouth "

Le Rebelle, en visionnaire, a presque tout dit. Ses chansons présentes et durant les manifestants chaque vendredi sont le témoignage que ce soulèvement tire ses racines d’un combat initié par les générations antérieures.

Wahiba, diplômée en sciences de l'information et de la communication, à l'université Mouloud Mammeri, Je me souviens comme aujourd'hui le 25 juin 1998 j'étais chez ma tante maternelle l'après-midi j'ai resté dans ma chambre pour se reposer un peu et tout d'un coup j'ai entendu le son d'un arme qui tire car la maison de ma tante n'est pas loin de thala bounane (lieu de l'assassinat) après quelques minutes ma tante rentre chez moi et m'a dit que matoub est mort et moi j'ai lui demandé comment ça? Elle m'a expliqué que les balles sont tirées sur le Rebelle.

Pour Katia Hamali, jeune universitaire, et présidente de l'association culturelle Inegman ajoute J'avais 3 ans quand ils l'ont assassiné! Du coup j'ai pas de mémoire particuliere pour ce malheureux jour comme disent nos ancêtres ass amchoum! Par contre sa musique et ses poèmes j'ai grandie avec, partout chez moi dans mon entourage Matoub Lounes était est toujours présent dans nos foyers, à travers ses poèmes j'ai appris plusieurs leçons, sa musique et chanson m'ont orienté vers le chemin du militantisme, à travers son parcours et sa vie j'ai appris que l'amour de la patrie est plus fort que toute autre chose, beaucoup d'importantes leçons et règles de vie sont soulignés dans la musique de Dda Lwenas, il est parti sans que ma génération le connaître ,mais tous ce qu'il a laissé derrière lui, c'est comme si on l'avais côtoyer pendant des années, que son âme repose en paix, une chose est sûre même si qu'il se trouve dans l'au-delà mais ils est encore vivant avec nous.

C'est le même cas pour, Tarik Meziane, jeune diplômé en Gestion des systèmes de propulsion navale, A cette époque, j'étais un petit garçon. J'avais six ans. Je me souviens que j'étais assis avec la famille jusqu'à ce que mon oncle se précipite vers nous en faisant écho à cette phrase: "Ils l'ont tué."
-Qui ont tué?
- Ils ont tué Lounes
D'après la réaction des membres de ma famille, je savais qu'ils avaient tué un être humain aimable.
Sa mort a eu un grand impact dans ma région.

Ses chansons sont écoutées partout. Je n'ai pas bien compris ses paroles, mais j'ai adoré ses chansons. J'ai aimé ces histoires qui ont été répétées par tout le monde au sujet de sa positions contre la domination corrompue.
J'ai grandi avec ses chansons et sa musique, et maintenant j'ai réalisé qui avaient tué ?!

Ils ont tué un homme aux attitudes héroïques, un révolutionnaire qui défend la cause et le peuple avec férocité.

"Lounes ma réfèrence éternelle" dira Souhila Yamani, jeune diplômé en langue Amazigh à l'université Mouloud Mammeri Tizi-Ouzou, pour elle Matoub Lounes est le porte parole idéal des peuples réprimés. Matoub lounes c'est une l'école pour toutes les génèrations, Matoub est une bibliothèque.

je me souvient en 2017 j'ai rencontrée sa soeur Malika Matoub , j'ai lui posé une question : Matoub Lounes EN UN SEUL mot , elle ma repondu en kabyle : D TAYRI Sa réponse a englobée Lounes, Lounes c'est l'amour.

Sincérement moi je me souvient pas le jour de son assasisinat, mais d'apres mes lectures s'étais une journées tellement triste pour la kabylie, car matoub a tous donné pour son Djurdjura pour son Algerie, pour son identité.

L'artiste c'est une méroire de la societé, matoub étais plus profond que ça, il a dénoncé tous le malheur que vivaient le peuple algerien, et en particulier le peuple kabyle après l'indépendance, c'est l'emblème de tout un peuple, une voix qui exprime avec force ce qu'un peuple pense tout bas.

Je le considere comme un guide, comme une réference éternelle, vous voyez ce qu'il arrive actuellement dans notre pays ? Lounes la décrit dans ses poémes.

Son parcours ne peut être dissocié de ses engagements politiques, car chaque poéme traduit, ou-bien dénonce un fait, une figure politique.

Lounes étais un homme révolté dés son jeune âge en lisant ce qu'il a écrit dans son ouvrage le "Rebelle", il disait que à l'âge de cinq ans, en pleine guerre de libération nationale, il déclenche un feu qui aurait pu emporter le village entier en allant avec son camarade de jeux fumer en cachette dans une cabane. L'armée française donne l'alerte et rassemble les villageois et finalement c'etait lui.

Mon souhait c'est de voir les poémes da Lounes Matoub dans les manuelles scolaires, de voir des théses de doctorat sur sa poésie, sur sa littérature, et ses visions politiques. Matoub l'enfant de Djurdjura, on te regrettera.

Matoub Lounès avait chanté durant toute sa carrière. Son combat était pour la démocratie, les droits de l’homme et la reconnaissance de l’identité millénaire des Algériens. C’est dire qu’il est l’un des précurseurs du combat contre ce système qui a mis le pays en coupe réglée depuis l’indépendance. Poète courageux au verbe vif et tranchant, le Rebelle, demeure un exemple de la résistance par son combat pour la démocratie et la cause identitaire.

                                               Djaffar Chenane 

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